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Le Maroc accepte les remarques des organisations étrangères des droits de l’Homme mais refuse l’instrumentalisation de leurs rapports

Le Maroc accepte les remarques des organisations étrangères des droits de l’Homme mais refuse l’instrumentalisation de leurs rapports 2

Le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi a affirmé, lundi à Rabat, que le Maroc accepte les observations des organisations étrangères des droits de l’Homme mais refuse une exploitation de mauvaise foi de leurs rapports.

Dans une réponse à une question orale sur »les pratiques de certaines organisations étrangères de droits de l’Homme », à l’initiative du groupe du Rassemblement National des Indépendants (RNI) à la Chambre des Représentants, le ministre a déclaré que »le Maroc refuse l’exploitation de mauvaise foi des rapports à des fins politiciennes ou encore pour des raisons concernant le positionnement stratégique du Royaume et ses frontières ».

Soulignant que la publication de nombreux rapports sur les droits de l’Homme au Maroc demeure une pratique normale étant donné que le pays a adhéré, à ce titre, à de nombreuses conventions, le ministre a fait savoir que le traitement desdits rapports est confié à la délégation interministérielle des droits de l’Homme (DIDH) à travers des réponses directes ou quand si besoin est.

»Lesdits rapports ne posent en soi aucun problème. Car, quand ils relèvent des aspects positifs, nous répondons d’une manière positive et quand il y a des critiques, nous assumons notre responsabilité », a-t-il fait remarquer.

Sur tout un autre registre et en réponse à une question sur »la spoliation foncière », posée par le groupe du Progrès et du Socialisme, M. Ouahbi a assuré que son département accorde à cette problématique l’intérêt nécessaire à travers notamment l’amendement de certains textes de loi ainsi que la mise en place d’une commission au sein du ministère de la Justice chargée du suivi des dossiers concernant la spoliation foncière, outre la quantification des biens immobiliers se trouvant dans une situation particulière, négligés ou abandonnés.

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Chiffres à l’appui, il a fait état de l’existence de 4.037 biens immobiliers abandonnés d’ores et déjà répertoriés et mis sous contrôle, indiquant qu’une plate-forme numérique détecte tout agissement illégal dont ils pourraient faire l’objet.

Et d’ajouter que son département est intransigeant face à la spoliation foncière, intervenant immédiatement quand il s’agit d’un cas suspect tout en assurant le suivi du dossier pour mettre fin définitivement à ce phénomène.

Avec-MAP-

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