Les recettes au titre des investissements directs étrangers (IDE) ont enregistré une hausse de 22,7% en 2021 à 31,9 milliards de dirhams (MMDH), soit l’équivalent de 2,5% du PIB contre 2,3% en 2020, indique le rapport annuel de Bank Al-Maghrib (BAM) sur la situation économique, monétaire et financière.

Malgré le contexte d’incertitudes liées à l’évolution de la pandémie de la Covid-19, les recettes au titre des IDE ont enregistré une hausse de 22,7% à 31,9 milliards, soit l’équivalent de 2,5% du PIB contre 2,3% en 2020, et une moyenne de 3,3% au cours des 5 années précédant la crise, précise ce rapport présenté, samedi au Palais Royal de Rabat, à SM le Roi Mohammed VI, par le Wali de BAM, Abdellatif Jouahri.

En parallèle, les dépenses au même titre se sont quasiment stabilisées à 12,6 MMDH après un recul de 30,2%, le flux net des IDE ressortant ainsi en expansion de 43,6% à 19,4 milliards, fait savoir la même source.

Cette amélioration a concerné l’ensemble des secteurs avec notamment des progressions des flux de 11,6% à 8,8 MMDH vers les industries manufacturières et de 14,5% à 6,6 MMDH à destination de l’immobilier, les services financiers et d’assurance et l’« agriculture, sylviculture et pêche » ayant attiré des montants respectifs de 3,3 MMDH et 1,2 MMDH.

Pour le reste, 2,7 MMDH ont été drainés par l’« hébergement et restauration», 1,6 MMDH par le secteur du « transport et entreposage » et 7,8 MMDH a bénéficié à diverses activités.

Par pays d’origine, plus de la moitié des IDE provient des trois principaux investisseurs étrangers au Maroc. Ainsi, les entrées émanant de la France ont atteint 9,5 MMDH, celles des Emirats Arabes Unis 4,3 milliards et la Grande Bretagne a été à l’origine d’un flux de 3,4 MMDH.

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En parallèle, les investissements directs des Marocains à l’étranger ont connu une évolution significative avec des hausses à 18,2 MMDH pour les dépenses et à 13,6 milliards pour les cessions après 7,6 MMDH et 3,2 MMDH de dirhams respectivement un an auparavant, fait savoir le rapport, ajoutant que le flux net est ressorti ainsi en accroissement de 4,5% à 4,6 MMDH contre une moyenne de 7,6 MMDH au cours des cinq années précédant la crise.

Plus de la moitié des dépenses, soit 9,4 MMDH, a été réalisée dans les industries manufacturières et 6,6 MMDH dans les activités financières et d’assurance.

L’Afrique reste l’une des principales destinations avec une part de 44,1% en 2021 et de 60,5% en moyenne entre 2018 et 2020.

Hormis la France qui a drainé un flux exceptionnel de 8,4 MMDH soit 46,5% du total, les montants des investissements en direction des autres destinations classiques sont restés bien en deçà des niveaux d’avant crise.

Avec-MAP-