Le trafic portuaire s’est établi à plus de 91,04 millions de tonnes (MT) durant l’année 2021, ressort-il de la deuxième édition du rapport de l’Observatoire de la compétitivité des ports marocains (OCPM).

Ce trafic est réparti sur les ports de Jorf Lasfar avec 35,1 MT, de Casablanca (29 MT), de Safi (6,5 MT), d’Agadir (5,6 MT), de Mohammadia (4,7 MT), de Nador (3,9 MT), de Safi atlantique (3,3 MT), de Laayoune (2,2 MT), de Dakhla (598.000 T) et de Tan Tan (88.000 T), précise l’Observatoire.

Par nature de flux, ledit trafic est composé de l’import (60,2% du total, soit 54,8 MT), de l’export (36,4% ou 33,1 MT) et du cabotage (3,4% ou 3,1 MT), ajoute la même source.

S’agissant de l’évolution des principaux trafics stratégiques ayant transité par les ports en 2021, l’activité globale des conteneurs s’est chiffrée à fin 2021, à 1.287.129 EVP (Équivalent vingt pieds), enregistrant une hausse de 3,8% par rapport à 2020. Cette activité a enregistré, au terme de 2021, un volume de plus de 12,25 MT, en progression de 1,4%.

Le trafic des céréales, lui, s’est situé à un volume global de 7,1 MT, en repli de 24,1% par rapport à 2020, alors que le trafic des hydrocarbures a augmenté de 8,5% à plus de 10 MT et celui des phosphates et dérivés a diminué de 4,2% à 35 MT.

Par ailleurs, les trafics de « charbon et coke », « produits sidérurgiques » et « bois et dérivés » ont atteint des volumes respectifs de 12,1 MT (+6,4%), de 1,47 MT (-4,9%) et de 725.949 T (+10%).

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Concernant le trafic des véhicules neufs, il a atteint 91.268 unités en 2021, en augmentation de 35,8% par rapport à 2020.

Ainsi, l’Observatoire souligne qu’en 2021, malgré le contexte particulier, les indicateurs de performance ont globalement marqué des évolutions positives.

Il a, dans ce sens, rappelé qu’outre la poursuite des effets de la crise sanitaire du Covid-19 sur l’économie mondiale, l’année écoulée a été particulièrement marquée par de fortes perturbations des chaines logistiques globales, avec des crises inédites liées à la congestion portuaire notamment aux États-Unis et en Chine, la pénurie des conteneurs vides causées par le déséquilibre structurel des échanges à l’échelle mondiale, la hausse des taux de fret, etc.

Tous ces facteurs ont contribué à la création d’un contexte inflationniste sans précédent.

Cette situation a été induite par le double choc subi par l’économie mondiale à savoir un choc de l’offre qui est lié à la pénurie des biens industriels à la suite des arrêts répétitifs imposés par la politique zéro covid adoptée par la Chine, ainsi que par un choc de la demande qui s’explique par le changement des habitudes de consommation notamment avec l’accélération du développement du commerce électronique, mais aussi en raison des politiques de relance adoptées par les différents pays.

Le monde maritimo-portuaire a été également impacté durant l’année dernière par les incidences du blocage pendant près d’une semaine en mars 2021, de l’un des axes maritimes les plus stratégiques, en l’occurrence le canal de Suez, créant davantage de pressions sur les chaînes logistiques mondiales.

Dans ce contexte, marqué par plusieurs perturbations, les ports marocains ont en effet, monté une grande résilience et ont continué à jouer pleinement leur rôle en tant que plateforme au service du commerce extérieur du pays et ce, dans les meilleures conditions de performance.

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Avec-MAP-