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L’Espagne réactive le projet de tunnel sous-marin avec le Maroc

L’Espagne réactive le projet de tunnel sous-marin avec le Maroc 2

Le gouvernement espagnol a réactivé l’ancien projet de relier le royaume ibérique et le Maroc par un tunnel ferroviaire sous-marin, à travers le détroit de Gibraltar.

«Après des années dans un tiroir, le gouvernement a réactivé le vieux projet de relier l’Espagne et le Maroc au moyen d’un tunnel ferroviaire sous-marin à travers le détroit de Gibraltar, une connexion que les deux pays étudient depuis plus de quatre décennies», indique, ce jeudi 13 octobre 2022, le portail espagnol Eldiario.es.

Le projet de budget pour 2023, qui vient d’être présenté par l’exécutif, envisage un transfert de capital de 750.000 euros pour Secegsa du budget du ministère des Transports, auquel elle est rattachée, précise le média.

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D’une longueur de 42 km entre les gares terminales (celle du tunnel de 38,7 km, dont 27,8 km sous-marins) le tunnel devrait avoir un fort impact économique sur la région. Ce sera la plaque tournante pour les réseaux de transport européens et africains facilitant ainsi la circulation des personnes et des biens entre les deux continents. La connexion euro-africaine via un futur réseau ferroviaire est suivie de près par l’UE, en raison de la nature géostratégique du détroit de Gibraltar.

Le projet de budget pour 2023, qui vient d’être présenté par l’Exécutif de Pedro Sanchez, envisage un transfert de capital de 750 000 euros pour l’entreprise espagnole Secegsa (une des deux parties prenante du projet de construction du tunnel) du budget du ministère des Transports, auquel elle est rattachée, indique un média espagnol Eldiaro.es. Deux entreprises publiques espagnole et marocaine travaillent pour développer cette idée qui traîne des deux côtés du détroit depuis des décennies, la SNED (Maroc) et la SECEGSA (Espagne) en l’occurrence.

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Une dotation modeste, incluse dans les actions destinées au réseau transeuropéen, mais qui, selon le projet du gouvernement, «représentera le pas définitif et nécessaire pour être en mesure de commencer les processus de construction de l’ouvrage».

Les fonds seront utilisés pour mettre à jour un avant-projet élaboré il y a trois décennies, en intégrant les progrès techniques accumulés au cours des dernières années.

La mise à jour de cet avant-projet se justifie par le fait que «les progrès techniques et technologiques réalisés au cours des 15 dernières années dans le domaine de la construction, de la gestion, de l’exploitation et de la maintenance des ouvrages souterrains et subaquatiques ont franchi une avancée spectaculaire», selon le média.

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