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Dakhla: Des ministres africains plaident pour un partenariat public-privé renforcé en faveur du développement d’infrastructures routières

Dakhla: Des ministres africains plaident pour un partenariat public-privé renforcé en faveur du développement d’infrastructures routières 2

Des ministres africains de transport et de la logistique ont souligné, jeudi à Dakhla, en marge de l’ouverture du 11è Congrès national de la route, la nécessité d’adopter un modèle de financement basé sur un partenariat public-privé renforcé pour accompagner le développement d’infrastructures routières.

Intervenant lors de la séance des ministres tenue sous le thème « Quelle place accordée par les Etats aux infrastructures, notamment routières dans leurs modèles de développement ? », les ministres africains ont été unanimes à souligner que les pays de l’Afrique partagent des défis communs en termes de mise à niveau des infrastructures routières, mettant en exergue leurs impacts sur le développement économique, social et touristique des Etats.

Ils ont également noté que le Maroc a accumulé une expérience importante en matière de construction et de maintenance du réseau routier, exprimant leur souhait de bénéficier de son expérience réussie.

Dans ce cadre, le ministre centrafricain de l’Équipement et des travaux publics, Hamza Guismala a indiqué que son pays a mis en place un cadre juridique qui encourage les partenariats public-privé, l’objectif étant d’inciter les acteurs des deux secteurs à investir dans les infrastructures, notamment routières.

« La république Centrafricaine avec l’appui de la Banque mondiale, œuvre pour la réalisation du corridor Bangui-Brazzaville », a fait observer M. Guismala, précisant qu’un autre corridor sera créé avec la république du Cameroun, pour faciliter les échanges commerciaux et développer les économies des Etats.

De son côté, le ministre comorien de l’aménagement du territoire, de l’urbanisme, chargé des affaires foncières et des transports terrestres, Yssoufa Afretane a fait remarque que son pays ambitionne de trouver des solutions aux problématiques liées au développement des infrastructures routières, émettant le souhait de tirer profit de l’expérience marocaine en la matière.

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Pour sa part, le ministre de l’Equipement et de l’Eau, Nizar Baraka a souligné que le Maroc est ouvert à toutes formes de coopération et est disposé à partager son savoir-faire et son expertise dans le domaine des routes tant sur le plan de la gouvernance ou que sur celui du financement, notant que les pays de l’Afrique peuvent tirer profit de l’expérience marocaine en la matière, en vue de contribuer à l’émergence du continent et renforcer les liens entre les différents pays africains.

Ont également pris part à cette séance des ministres, les ministres du transport et de la logistique du Malawi, de la Zambie, du Djibouti et de la Guinée équatoriale.

Placée sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, cette 11ème édition du Congrès national de la route, organisée conjointement par le ministère de l’Equipement et de l’Eau et l’Association marocaine permanente des congrès de la route (AMPCR), constitue une occasion de débattre des différents rôles que jouera l’infrastructure routière dans la concrétisation des objectifs du nouveau modèle de développement économique et social du Maroc.

Ce rendez-vous qui se poursuit jusqu’au 12 novembre, se veut également une opportunité pour les spécialistes routiers nationaux, africains et étrangers de renforcer leur collaboration, d’échanger et de discuter des mesures et des tendances innovatrices dans tous les domaines de la route, afin de préserver les réseaux routiers, les moderniser et relever les défis de l’avenir.

Le programme de cette 11e édition, à la quelle prennent part plus de 600 participants, prévoit deux tables rondes consacrées à « l’infrastructure routière, levier essentiel de mise en œuvre du Nouveau Modèle de Développement: la voie rapide comme instrument d’intégration territoriale » et au « partenariat entre l’État et les régions au service de l’accélération du développement national : l’infrastructure routière comme exemple ».

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Les travaux du Congrès sont structurés en quatre ateliers thématiques à savoir « la planification, la conception et le financement des routes », « l’expertise géotechnique nationale: retour d’expérience et besoins de développement », « le développement du parc des ouvrages d’art et adaptation technologique » et « l’exploitation, la préservation et le développement du patrimoine routier ».

Dans la lignée des éditions précédentes, un espace regroupant 40 exposants est consacré à la présentation des dernières innovations et aux techniques de construction et de maintenance des routes et des infrastructures de base.

Avec-MAP-

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