actualités

La baguette inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco

La baguette inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco 2

La baguette, avec sa croûte croustillante et sa mie moelleuse, emblème dans le monde de la vie quotidienne des Français, a été inscrite au patrimoine immatériel de l’humanité par l’UNESCO.

La baguette de pain a fait son entrée au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco mercredi 30 novembre. Une reconnaissance attendue par les boulangers, alors que les Français la délaissent progressivement pour se tourner vers d’autres types de pains.

« 250 grammes de magie et de perfection » : la baguette de pain, emblème dans le monde de la vie quotidienne des Français menacé par l’industrialisation, a été inscrite mercredi 30 novembre au patrimoine immatériel de l’humanité par l’Unesco.

Plus précisément, ce sont les savoir-faire artisanaux et la culture de la baguette qui ont été distingués par l’organisation.

Présidée par le Maroc, la réunion du Comité avait lieu à Rabat et devait examiner les candidatures d’inscriptions de 56 pratiques traditionnelles internationales, telles que le raï algérien, la « slivo » serbe ou encore la harissa tunisienne. C’est la première fois que cette instance se retrouvait en présentiel après deux sessions annuelles successives (2020 et 2021) tenues en ligne en raison de la pandémie de Covid-19. Parmi les dossiers examinés, quatre nécessitaient une sauvegarde urgente, comme l’art de la poterie du peuple Cham, au Vietnam.

Parmi les dossiers les plus en vue figuraient également le chant populaire raï (Algérie), les fêtes foraines (France et Belgique), la culture du « tchaï/thé » (Azerbaïdjan et Turquie), les techniques traditionnelles de transformation du thé (Chine), le rubab, luth d’Asie centrale (Iran/Tadjikistan/Afghanistan), la slivovitz, l’alcool de prune de Serbie, le rhum léger (Cuba), ou encore le savoir-faire et les pratiques culinaires autour de la harissa, le condiment traditionnel tunisien.

  GÉNÉRATION GREEN: VERS LA PLANTATION DE 30.000 HECTARES D’OLIVIERS

400 boulangeries disparaissent chaque année

Cette reconnaissance est particulièrement importante, compte tenu des menaces qui pèsent sur ce savoir-faire, comme l’industrialisation et la baisse du nombre de leurs commerces, surtout dans les communes rurales. En 1970, on comptait quelque 55.000 boulangeries artisanales (une boulangerie pour 790 habitants) contre 35.000 aujourd’hui (une pour 2.000 habitants), soit une disparition de 400 boulangeries par an en moyenne, depuis une cinquantaine d’années.

Reste que tous les jours, 12 millions de consommateurs français poussent la porte d’une boulangerie et plus de six milliards de baguettes sortent des fournils chaque année. Aller acheter du pain est ainsi une véritable habitude sociale et conviviale qui rythme la vie des Français.

Avec-AFP-

Ir arriba