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Le roi Mohammed VI met fin aux fonctions de l’ambassadeur en France

Dans un climat de crise diplomatique entre Rabat et Paris, la mission de l'ambassadeur du Maroc en France a pris fin sans qu'un successeur ne soit désigné.
Le roi Mohammed VI met fin aux fonctions de l'ambassadeur en France 2

La date de fin de mission coïncide avec le jour où le Parlement européen a voté une résolution appelant les autorités marocaines à ‘respecter la liberté de la presse'».

«Conformément aux hautes instructions royales, il a été décidé de mettre fin aux fonctions de Mohamed Benchaâboun en tant qu’ambassadeur de Sa Majesté auprès de la République française, à compter du 19 janvier 2023», a indiqué un communiqué du ministère des Affaires étrangères publié au Bulletin officiel du 2 février et relayé vendredi par les médias.

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La nouvelle a été dans un annoncé un communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains expatriés, jeudi soir, dans le Journal officiel n° 7166, dans la rubrique « Annonces et communiqués ». Ce dernier fait état de la décision de mettre fin aux fonctions de Mohamed Benchaaboun de son poste à Paris, à compter du 19 janvier dernier en ces termes : « Suite aux instructions royales, il a été décidé de mettre fin à la mission de Mohamed Benchaâboun en tant qu’ambassadeur de Sa Majesté auprès de la République française, et ce, à compter du 19 janvier 2023 ». Mohamed Benchaaboun avait été nommé, le 18 octobre dernier, directeur général du Fonds Mohammed VI d’investissement.

Pour rappel, la date de la décision de démettre l’ambassadeur du Royaume en France de son poste intervient le jour où le Parlement européen avait approuvé une résolution non contraignante appelant les autorités marocaines à « respecter la liberté de la presse ».

A ce propos, le président de la commission parlementaire mixte Maroc-Union européenne (UE), Lahcen Haddad, avait déclaré que le Maroc faisait face à un nombre d’eurodéputés qui se servent du Parlement européen (PE) comme plateforme pour attaquer le Maroc de manière organisée et avec de grands moyens.

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Haddad estimait en outre qu’« une partie de l’Etat profond français » était à l’origine de l’adoption de la recommandation européenne soulignant son implication en nommant un proche du président français, l’eurodéputé Stéphane Sejourné, président du groupe Renew Europe (Centre libéral) depuis 2021. Lahcen Haddad lui reprochant d’avoir été l’un des artisans de la décision et joué un rôle déterminant dans la condamnation du Maroc par le Parlement européen.

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