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Pegasus: Madrid rejette les accusations sans fondement contre le Maroc

Des sources gouvernementales espagnoles ont rejeté les accusations sans fondement contre le Maroc ou tout autre pays concernant l’utilisation du logiciel Pegasus.
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« Le gouvernement rejette toute spéculation sur le rôle du Maroc ou d’autres pays dans l’espionnage des membres de l’Exécutif à travers l’utilisation du logiciel Pegasus, après que les eurodéputés enquêtant sur cette affaire ont jugé hier cette possibilité « plausible » à Madrid », a rapporté mercredi l’agence de presse espagnole EFE.

Dans des déclarations à EFE, des sources gouvernementales ont insisté pour qualifier de « simple spéculation » toute tentative de placer un pays tiers – en particulier le Maroc, selon les membres de la commission du Parlement européen – derrière l’espionnage avec le système Pegasus sur les membres du gouvernement espagnol comme le président lui-même ou les ministres de l’Intérieur, de la Défense et de l’Agriculture, a poursuivi l’agence.

« Sur quelle base ? », interrogez les sources et faites référence aux enquêtes en cours à l’Audience nationale suite à une plainte du parquet général, s‘interrogent rhétoriquement les mêmes sources.

Concernant les accusations de manque de collaboration du gouvernement de la part des eurodéputés, les sources rappellent que « les membres de la commission qui se sont rendus en Espagne lundi et mardi avaient été informés de l’agenda des membres de l’Exécutif, notamment le débat au Parlement sur la motion de censure ».

Dans ce cadre, l’expert américain en cybersécurité, Jonathan Scott, avait pointé du doigt, récemment, “les failles méthodologiques et scientifiques” inhérentes à l’approche adoptée par Citizen Lab, Amnesty International et Forbidden Stories qui ont conduit à l’adoption de conclusions qui “relèvent plus de l’allégation que de la science” concernant l’usage supposé du logiciel Pegasus par certains pays.

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M. Scott, qui a publié le 18 février le rapport “Exonerating Morocco – disproving the Spyware”, avait affirmé que les allégations de Citizen Lab, sont “totalement infondées” et “sont dépourvues des éléments les plus élémentaires pouvant constituer une preuve scientifique”.

A cet égard, l’avocat américain au barreau de New York, Tor Ekeland, avait également affirmé que les soi-disant preuves fournies par les organisations précitées étaient “irrecevables” par un tribunal fédéral américain, car fondées sur “une science de pacotille”.

“La première chose qu’un tribunal américain fait dans l’examen de preuves scientifiques, c’est de voir si ces preuves respectent le principe de reproductibilité”, avait-il fait savoir. Or, avait-il relevé, les résultats de Citizen Lab ne peuvent en aucun cas être reproduits, ce qui constitue en soi un “signal d’alarme”.

Abondant dans ce sens, l’avocat canadien basé à New York, Michael Hassard, également spécialiste des affaires informatiques, avait expliqué que lorsque les preuves scientifiques sont soumises pour analyse, elles peuvent souvent faire l’objet de ‘biais de confirmation’.

Les méthodes d’analyse scientifique des preuves dans le domaine de la cybersécurité et de l’informatique sont relativement récentes et loin d’être infaillibles, avait constaté M. Hassard.

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